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La face cachée de
l’histoire de a-ha |
"C’est une histoire plus compliquée et
plus sombre que vous l’aviez imaginé mais c’est une histoire authentique."

Voici commence
l’introduction de Jan Omdahl auteur de The Swing of Things. La biographie de
a-ha, qui sortira jeudi prochain, est pleine d’informations explosives. Tout
ceci reste, naturellement, dans le contexte de la vie du groupe. Mais cela
décrit surtout des choses que les fans n’ont pas l’habitude de voir ou
d’entendre. Des désaccords musicaux, et du pouvoir de la musique, des règlements
de compte à propos d’argent, et du travail lorsqu’on est en mauvaise santé. La
biographie parle également des membres du groupe qui se parlent à peine entre
eux et de chutes physiques dues au stress.
MORTEN HARKET SE REPLONGE DANS une aventure musicale qui dure depuis 20 ans. Il
s’assoit dans la pièce de l’hôtel à Oslo, et nous commente des photos qui n’ont
jamais été publiées avant. Beaucoup d’entre elles appartiennent au groupe même.
Il parle doucement et s’implique sur chaque photo. Ce sont surtout des souvenirs
; les bons souvenirs, les souvenirs marquants, les souvenirs douloureux et les
souvenirs poignants. Puis il s’arrête et la plus grande icône pop norvégienne
hausse les épaules.
"La plus grande erreur que nous ayons faite est d’avoir laissée notre fierté
jouer un trop grand rôle."
Dans le livre, Harket dit qu’à chaque fois que le groupe se reforme, les choses
sont toujours improbables.
Il explique à Magasinet :
"Le désaccord est une part naturelle de la coopération. Il en ressort toujours
quelque chose de magique lorsque nous travaillons ensemble. C’est bien plus
important que tout ce qui tourne autour des conflits."
Mais il reconnaît que la relation qui le lie à Paul Waaktaar-Savoy et Magne
Furuholmen va plus loin que ce qui a été étalé jusqu’à présent.
"Nous sommes tous les 3 exigent, des personnalités indépendantes qui mettent la
barre très haut lorsqu’il s’agit de nous-mêmes et de a-ha. Nous n’avons jamais
été des boys scouts. Rien n’est caché dans ce livre. C’est une biographie
honnête. Nous avions senti que s’il fallait parler alors il fallait tout dire de
A à Z. C’était le but de l’auteur, l’éditeur et nous-mêmes. – pour une fois afin
d’essayer d’avoir un point de vue objectif de ce que l’on est vraiment, histoire
de tout déballer. C’était la seule façon dont nous voulions raconter cette
histoire. »
Le résultat est un rapport caractérisé par des conflits, une alchimie
discordante, mêlée de frustration, de distance et de méfiance.
OMDAHL DECRIT le trio
comme quelque chose qui va au delà de ce qu’ils pourraient être capable
d’accomplir par un mélange authentique d’énergie positive et négative. En même
temps, le livre est une célébration du plus gros succès norvégien jamais réalisé
dans le monde de la pop.
7 albums studios, et un album live, 27 millions d’albums vendus dans le monde
entier . 63 hits #1 parmi 27 pays, 13 singles arrivés dans le top 10 en
Angleterre, 409 concerts, et un record du monde de présence à un concert de
196.000 personnes au stade Macarana à Rio en 1991.

"Nous n’avons pas été suffisamment reconnaissants. Si vous êtes mécontent, comme
nous le sommes, vous creusez un labyrinthe dans lequel vous ne trouver pas
d’issue. Du coup vous ne trouvez rien d’intéressant." Dit Morten Harket à
Magasinet.
Dans le livre, Paul Waaktaar-Savoy dit que le problème n’a pas été les gros
scandales. Mais il parle de “prise de tête’ ».
L’auteur Omdahl au eu plusieurs rendez-vous avec le groupe et chacun des membres
tout au long de ces 2 dernières années. Il les a également suivis en tournée.
"Lorsque je me suis assis face à eux pour la première fois, que j’ai fait leur
connaissance et que j’ai commencé à leur parler, tout allait bien. Ils savaient
que je n’écrirais pas n’importe quoi. J’ai eu un œil critique mais compréhensif
sur a-ha. » dit Omdahl.
"Je n’ai pas eu peur de parler des côtés négatifs. C’est a-ha, pour le pire ou
le meilleur. Une histoire qu’ils n’ont jamais raconté avant.
A MAGASINET Morten Harket dit :
"Ce qui est montré d’abord dans le groupe ce sont les conflits et la fierté,
mais on ne montre pas toujours son contenu. Les conflits ne sont pas dangereux.
Nous devons simplement les gérer, et oser découvrir ce qui les provoque. J’ai
une confiance inébranlable dans les capacités des autres. Même si on dit
beaucoup de choses étranges sur nous, la tension toujours créatrice pour nous."
"Je suis capable de sentir les choses qui sont susceptibles d’arriver. Mes
suggestions ont toujours de bonnes intentions. Je ne suis pas là pour bafouer
qui que ce soit. Au contraire, je veux mettre le doigt sur quelque chose de
précis. Comme ca, je peux me heurter à un nerf. Ca créé des tensions, mais c’est
très excitant."
La SITUATION EST TENDUE DEPUIS 20 ans maintenant. L’hystérie des fans qui
reignait sur a-ha dès les premières années de leur carrière était quelque chose
à vivre pour vraiment le croire." Explique l’auteur. Finalement, Morten est
tombé malade sous la pression. Il était capable de s’endormir à table et
manifestait les symptômes d’une dépression.
"Vous faîtes face à un mur. Comme je ne m’effondrais pas moralement, j’ai eu une
réaction physique face au stress, une sorte de dépression nerveuse. J’ai réussi
à l’éviter depuis. Après cette expérience, mon corps s’est « auto-paramétré »
afin de faire face au stress." il explique à Magasinet.
Il devient progressivement plus émotif lorsqu’il parle de l’aventure illimitée
qu’est a-ha. "J’ai compris très tôt que je deviendrais un personnage connu. Et
je l’ai senti lorsque j’ai rencontré Paul et Magne – en fait dès la première
minute où je les ais vus jouer sur scène. Paul et Magne l’avaient également
senti. »
AUJOURD’HUI C’EST DIFFERENT. Les 3 garçons n’ont jamais été vus ensemble dans la
même pièce pendant la création de leur dernier album studio, «Lifelines.»
Même le manager personnel de Morten, Sverre Flatby, qui a joué un rôle central
dans la reformation de a-ha, a déclaré clairement dans le livre que a-ha était
un groupe « virtuel ». L’image du groupe donne une idée de quelque chose mais
aucun d’entre eux n’a le temps de le mener à bien. Il dit aussi que c’est
dommage qu’ils n’arrivent jamais à créer et sortir leur meilleur album.
Morten Harket n’est pas du tout d’accord.
"Le meilleur de nous-mêmes peut très bien être là devant nous, sous nos yeux. »
L’auteur Omdahl croit aussi encore en a-ha.
"Les limites de la durée d’un groupe apparaissent lorsque le groupe devient une
parodie de lui-même. Mais a-ha n’en est pas encore là. Je suis convaincu qu’il
reste des choses à faire ensemble." Dit Morten.
"a-ha est une entité à part entière, quelque chose que ni Paul, ni Mags, ni
Morten, en tant qu’individus, n’arrivent à recréer en carrière solo. Dit t’il.
Il y a donc eu un retour du groupe mais ca a été le résultat de négociations
difficiles, dont la répartition de leurs revenus.
MORTEN HARKET REVELE ses
complexes dans ce livre de 400 pages :
En tant que plus grande icône pop norvégienne, il déclare que son look l’a
toujours mis mal à l’aise. En même temps, il raconte comment il a dû vivre, ces
30 dernières années, avec le rôle de « sex symbol » et comment il l’a abordé. Il
l’a fait en s’amusant avec les filles comme si elles étaient des objets.
Harket lève également le voile sur son prochain album solo, sur lequel il
travaille avec les plus grands producteurs internationaux. Harket croit en son
potentiel en tant qu’artiste indépendant, d’un point de vue marketing. Il ne
rampe pas derrière a-ha. Mais d’abord a-ha doit se mettre d’accord sur la vision
de leur 8è album. Et c’est extrêmement difficile.
"Vous ne vous parlez toujours pas entre vous, Morten ? »
"Bien sûr que si. Mais les mots sont souvent insuffisants. Nous parlons à propos
de choses plus générales. Parmi les hommes norvégiens, nous avons su, au sein de
a-ha, montrer que nous sommes capables de communiquer. " dit Morten Harket à
Magasinet.
bok@dagbladet.no
Publié le 16 octobre 2004
Source:
http://www.dagbladet.no/magasinet/2004/10/16/411455.html
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