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En
1993, Morten Harket a été sensibilisé par une journaliste à Monaco en France
pour défendre la cause du Timor Oriental, qui, depuis de longues années,
était sous occupation indonésienne. Le Timor s’adonnait de plus en plus à
des guerrias pour obtenir enfin son indépendance. Morten Harket, ainsi que
Sigurjon Einarsson, ont accompagné ensemble et guidé entre autre José
Ramos-Horta dans leur combat jusqu’à ce que le pays obtienne le prix Nobel
de la Paix à Oslo en 1996. Depuis, Morten et Sigurjon se sont rendus 2 fois
au Timor Oriental, en 1999 et en 2003. Ce dernier voyage leur a permis de
réaliser un documentaire pour la télévision norvégienne. En voici un court
extrait :
Nasjon i
Stopeskjeen” (9 juin 2003 – TV3) (résumé du reportage)
Cliquer sur l'image pour voir la vidéo
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La légende du
Timor Oriental
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Il y a
bien longtemps, tandis que le soleil brillait de mille éclats et asséchait
la terre, un jeune garçon aperçu au loin un bébé crocodile. Il tentait de
passer d'une lagune à la mer, mais semblait très faible et ne pouvait se
mouvoir que très lentement. L'enfant s'en approcha, prit pitié de lui. et le
ramassa pour le déposer jusqu'à la mer. Le crocodile en fut très
reconnaissant, et promit qu'il se souviendrait de cette bonté. Il dit alors
à son protecteur:"Si un jour tu désires voyager, viens au bord de la mer à
cet endroit précis et appelle-moi. Tu n'auras qu'à crier "Crocodile,
Crocodile!" et je viendrai te chercher.
le temps passa. Un jour, alors qu'il se promenait, le garçon se souvint de
la promesse du crocodile. Il alla à la mer et, après le troisième appel, il
aperçut l'animal. Immédiatement, comme deux vieux amis très heureux de se
retrouver, ils discutèrent ensemble. Au bout d'un moment, le crocodile qui
se rappelait de son engagement dit à l'enfant : "Assieds-toi sur mon dos, je
t'emmène en voyage". Et pendant de longs mois, de cette façon, ils
naviguèrent et virent beaucoup de pays. Mais un jour, fidèle à son instinct,
le crocodile eut envie de manger le garçon. Sa conscience cependant le
dérangeait.
Mais avant de passer à exécution, il décida d'aller s'enquérir de l'avis des
autres animaux qu'il côtoyait tous les jours. C'est ainsi qu'il rencontra la
baleine, le tigre, le buffle et beaucoup d'autres encore. Tous, sans
exception, le condamnèrent et s'indignèrent qu'il soit capable d'un tel acte
à l'encontre d'un gamin qui lui avait sauvé la vie. Finalement, il décida de
s'en ouvrir à son ami le singe, l'animal le plus fin et selon lui, le plus
intelligent. Révolté par ses propos et par son ingratitude, ce dernier
l'insulta, le couvrit de honte et disparut furieux en sautant d'arbres en
arbres. Le crocodile, comprenant alors sa bêtise et sa cruauté, renonça à
l'idée de manger le garçon.
De nouveau et sans y penser une nouvelle fois, il le prit sur son dos et ils
voyagèrent, voyagèrent, jusqu'à ce que le crocodile eut atteint un âge
avancé. Il dit alors au gamin,
"Ami il n'existe pas d'assez grande récompense pour la bonne action que tu
as faite pour moi. Je dois maintenant mourir et j'ai décidé de te faire un
cadeau qui ne disparaîtra jamais. Je vais me transformer en une terre qui
deviendra un pays où toi et tes descendants vivrez de ma substance."
Le crocodile devint ainsi l'île du Timor qui a sa forme actuelle et les
Timorais sont les descendants de ce garçon. Là-bas, les gens sont bons,
accueillants et ont le sens de la justice. Conformément à la légende, les
habitants appellent les crocodiles "Grand-père" et quand ils traversent une
rivière, ils disent toujours, " Crocodile, je suis ton petit-fils, ne me
dévore pas". |
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Visite du Dr José Ramos Horta en France
(16 mars 2006)
M. Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, a reçu, jeudi 16 mars, le Dr José Ramos Horta, ministre des Affaires étrangères du Timor Oriental et co-prix Nobel de la paix.
Cette visite faisait suite à celle, en France, du président de la République Xanana Gusmao, en juin 2003, et du Premier ministre Mari Alkatiri, en décembre 2005.
L’aide française à ce pays qui a accédé à l’indépendance, en mai 2002, est en priorité tournée vers le soutien au développement rural, à la santé publique primaire, à la bonne gouvernance et à la mise en valeur du patrimoine timorais. Depuis juin 2004, un assistant technique français réside à Dili.
Site France Diplomatie
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